Depuis que j’ai vu cette jeune femme au festival de Cannes, j’envisage de me faire poser des prothèses mammaires à Nice

La prothèse mammaire est une solution adéquate après une vasectomie

Diagnostiquée d’un cancer du sein il y a un an, le médecin m’a recommandée la mastectomie, après quelques séances de chimiothérapie. Certes, il m’a fallu beaucoup de courage pour franchir le cap et dire adieu à mon sein, mais j’étais loin de me douter que ma lutte n’était pas encore terminée.

Cette cicatrice, omniprésente dans mon corps, me rappelait que je n’étais pas “complète”… du moins, c’est ce que je ressentais ! Je me sentais moins attirante, moins sexy… Bref, moins femme ! C’est là que l’idée de l’implant mammaire commençait à s’installer.

Depuis toujours, la forme de mes seins ne me convient pas

En fait, il faut dire que mon problème n’est pas directement lié à la mastectomie. Mon problème avec ma poitrine a commencé bien avant le cancer. La forme et la taille de mes seins ne m’ont jamais convenu et c’est peut-être pour cela que j’ai réussi à accepter la mastectomie dès qu’elle a été proposée par mon médecin.

En revanche, une fois le cauchemar du cancer terminé, ma vie n’était plus la même. Lorsque je me tiens devant le miroir, je ne me reconnais plus. Mon sein n’est pas là ! Certes, avant, j’avais une petite poitrine, mais maintenant, je n’ai plus rien. Ce symbole fort de la féminité et de la maternité n’était plus là et ceci provoquait en moi un important déséquilibre psychique.

Pour moi, mon sein, c’est mon identité de femme, mon intégrité corporelle et le fait de rompre le lien avec me tourmentait. C’est là que j’ai su qu’il fallait agir avant de me retrouver face à une véritable crise identitaire.

Je n’ose plus m’habiller avec des vêtements moulants ou légers

Selon les spécialistes, l’image du corps est la traduction de notre histoire personnelle. Cet ensemble de représentations est basé sur nos expériences vitales. C’est pourquoi, lorsqu’on perd un organe ou qu’on subit une ablation, notamment s’il s’agit d’un organe aussi symbolique que le sein, l’incidence sur le plan psychologique est déséquilibrante.

Dans mon cas, je n’arrivais plus à me trouver attirante, encore moins sexy ! Je faisais en sorte de choisir des vêtements amples, lourds et imposants pour me cacher des regards des autres… ou de mon propre regard ! D’ailleurs, mon style a terriblement changé. L’univers de la mode ne m’intéressait plus. Tout ce que je voulais, c’étaient des vêtements assez imposants pour tenter d’oublier mon nouveau corps.

En fait, à l’hôpital, on ne m’a pas préparée à cette phase. Je savais qu’on allait me retirer le sein, on m’a certes bien expliqué comment les choses allaient se passer après l’intervention chirurgicale :

  • Douleur intense ;
  • Entretien rigoureux ;
  • Sentiment de vide ;
  • Impossibilité d’allaiter.

Mais personne n’a parlé de l’image du corps ! C’était, en quelque sorte, une double peine, le cancer, puis cette nouvelle image de moi-même qui ne me ressemblait plus ! Bien que la tumeur soit complètement éliminée, mon corps reste profondément atteint et les cicatrices, omniprésentes, sont là pour me le rappeler tous les jours !

Avec le push-up, j’ai l’impression de me mentir à moi-même

Comme toute femme ayant subi une mastectomie, on m’a conseillé différentes solutions comme la chirurgie esthétique, la reconstruction mammaire et la lingerie post-mastectomie, dotée d’une poche pour insérer la prothèse en silicone, ce type de soutien-gorge donnait une impression de poitrine “normale”.

Il m’a permis de retrouver mes courbes, mais pas ma sensualité. J’avais l’impression de mentir à moi-même puisqu’une fois le push-up enlevé, j’étais face à ce vide ! Un vide encombrant… Et puis, si j’ai le malheur de bouger un peu, la prothèse se dévoile, on la remarque tout de suite. Mais bon, les regards intrigués des gens me rappelaient à chaque fois que je devais remettre en place mon sein !

Le push-up était une solution temporaire, mais moi, ce que je voulais, c’est de confronter mon problème et non pas de le cacher. Je voulais mettre un terme à cette guerre. Je voulais rompre les liens avec le cancer et repartir plus forte. Mais cette cicatrice m’empêche de reprendre le cours de ma vie. C’est comme si que le cancer est parti, mais chaque moment me rappelle que mon corps a été profondément blessé.

La discussion avec cette jeune femme à Cannes m’a ouvert les yeux

Une fois, j’étais à Cannes pour assister au festival, cette magnifique jeune fille d’une trentaine d’années, assise à côté de moi, parlait avec son amie de la mastectomie.

Prise de curiosité, je lui demande si son amie était atteinte du cancer, mais là, grande surprise, la fille me dit qu’elle a fait une double mastectomie, il y a environ un an.

Plein de questions se posait dans ma tête : comment se fait-il ? Elle est rayonnante avec son décolleté, sa petite robe moulante et ses jolis talons. Et puis, ça ne ressemble pas à un push-up. J’avais limite honte de mon pull opaque et oversized ! Après une petite conversation, elle m’a révélé qu’elle a des prothèses mammaires. La chirurgie réparatrice qu’elle avait effectuée auprès du docteur Jonathan Bouhassira, l’a aidée à retrouver sa féminité et à vivre sa victoire, sans complexe. C’était le déclic. Je savais qu’il fallait tout de suite prendre un rendez-vous avec mon plasticien.

L’augmentation mammaire me permettrait d’être fière de mon corps

Certes, je connaissais l’augmentation mammaire, mais je n’arrivais pas à franchir le cap, car je n’étais pas encore prête à subir une nouvelle intervention, mais cette conversation m’a ouvert les yeux. C’est un mal pour un bien. La volonté d’oublier me guide et m’incite à me lancer. Je suis convaincue que les implants mammaires me permettraient de me sentir désirable, et surtout, à l’aise dans ma peau. Une opération qui me permettrait de porter de la lingerie sexy et de me sentir bien dedans. C’est une démarche qui me donnera l’occasion de rompre complètement les liens avec le cancer et de commencer une nouvelle vie.

La reconstruction mammaire après une mastectomie peut être une décision lourde à prendre, mais pour certaines, c’est la solution idéale pour retrouver la féminité estompée par la tumeur et reprendre, naturellement, le cours de leurs vies.

 

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